03/10/2009 : L'Alsace
RepèresTricastin avant Fessenheim -. La centrale de Fessenheim est la plus ancienne du parc français, avec 32 années de production au compteur électrique, mais elle n’est pas la première à se soumettre à une troisième visite décennale. Le « hasard de la programmation des travaux de maintenance » a fait subir cette épreuve en premier au réacteur numéro 1 de la centrale de Tricastin (Drôme) qui en compte quatre. Mis en service en 1979, ce réacteur de 900 MW également a été mis à l’arrêt le 2 mai dernier pour un « check up » complet qui a duré 4 mois et coûté 48 millions d’euros (16 millions de moins que celui de Fessenheim 1). Le bilan de santé ayant été jugé satisfaisant, ce réacteur a été autorisé à redémarrer le 31 août, en attendant l’autorisation formelle pour dix années supplémentaires que l’ASN devrait délivrer l’an prochain.
Deux hypothèses pas d’actualité.- Une fermeture pourrait être décidée si l’exploitant estime que la centrale n’est plus rentable. Ce qui n’est pas le cas, selon EDF. Autre hypothèse : une révolution de la politique énergétique de la France. C’est ce que souhaite le mouvement antinucléaire. Mais le programme de réformes du président Sarkozy ne prévoit pas une sortie progressive du nucléaire, comme en Allemagne. Mais que le nouveau gouvernement Merkel pourrait remettre en question, notamment en retardant l’échéance de la sortie complète fixée à 2020.
Les risques selon « Sortir du nucléaire ».-Les nuisances en fonctionnement « régulier » des centrales : rejets radioactifs liquides ou gazeux dans l’environnement, multiplication des leucémies infantiles à proximité des centrales. Le risque irréductible d’accident nucléaire, qu’il soit dû à une intention malveillante (les parois de béton d’un réacteur ne résisteraient pas à la chute d’un avion de ligne) ou à une erreur humaine de manipulation comme à Tchernobyl, voire à une maintenance insuffisante. Les risques liés aux déchets, problème encore irrésolu. Le stockage des déchets en profondeurs pose de multiples problèmes (entre autres, risque de contamination des nappes phréatiques, comme c’est déjà le cas dans l’ancienne mine de sel d’Asse), en plus de l’énigme consistant à conserver, pendant des milliers d’années, la mémoire de l’emplacement des déchets et de leur dangerosité.
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