03/10/2009 : dna.fr
10.000 manifestants selon le réseau Sortir du nucléaire, 3000 à 3500 selon la préfectureDNA.fr suit en direct la manifestation:
http://www.dna.fr/une/2639898.html
Le communiqué officiel de la préfecture
"A 15 heures, le nombre de manifestants est estimé entre 3 000 et 3 500 personnes rassemblées sur la place de la Gare et la première partie de l’avenue Poincaré à Colmar. L’ambiance sur le lieu du rassemblement est calme. La fréquentation du centre ville est habituelle pour un samedi. A cette heure, aucun incident n’est à déplorer.", écrit la préfecture du Haut-Rhin dans un communiqué diffusé peu avant 15h30.
Chacun son chiffre : 10.000 pour les organisateurs, 3000 pour la police
Les organisateurs de la manifestation anti-nucléaire viennent d'annoncer au micro le chiffre de 10.000 participants au rassemblement de la place de la Gare à Colmar. La police a confirmé il y a un instant à un journaliste des DNA qu'elle comptait 3000 manifestants.
La foule rassemblée va maintenant se bâillonner (en signe de protestation contre les mesures de sécurité prises ces derniers jours et les arrêtés du maire), puis aura lieu le "die in".
15h30 : Le temps des prises de parole
Avec un peu de retard sur le déroulement initialement prévu, le rassemblement des anti-nucléaires à Colmar en est aux prises de paroles. Selon la police ce sont toujours quelque 3000 personnes qui sont rassemblées place de la Gare.
Les militants déploient une impressionnante banderole (150 m2) depuis le sommet d'un immeuble voisin avec l'inscription suivante en noir sur fond jaune (couleur dominante de ce rassemblement) : "Le nucléaire tue l'avenir".
Un hélicoptère de la gendarmerie est en vol stationnaire au dessus du rassemblement.
14h20 : échanges entre autorités et anti-nucléaires sur les contrôles à la frontière...
Alors que quelque 3300 personnes sont maintenant rassemblées place de la Gare à Colmar, dans une ambiance "très bon enfant" selon les journalistes des DNA présents, une polémique s'est développée au sujet des contrôles à la frontière.
Des militants anti-nucléaires ont déclaré que des contrôles tatillons à la frontières ont empêché le passages de bus allemands et suisses transportant des manifestants se rendant à Colmar.
Dans un communiqué diffusé à 12h30, la préfecture du Haut-Rhin affirme : "Au passage à la frontière, la Police aux Frontières a contrôlé des autobus en provenance d’Allemagne. Aucun autobus n’a été bloqué. Ils ont pu poursuivre leur route vers Colmar".
Un "die in" doit avoir lieu à 15h, place de la Gare. A 15h30, le préfet doit recevoir une délégation de 8 personnes du réseau "Sortir du nucléaire".
Le secrétaire d'Etat Jean-Marie Bockel doit se rendre à 18h au PC de crise à la préfecture du Haut-Rhin.
Antoine Waechter est parmi les manifestants.
14h15 : 2000 à 3000 personnes place de la Gare
2000 à 3000 personnes sont rassemblées place de la Gare à Colmar dans une ambiance musicale et festive. Les manifestants continuent d'affluer, ils sont nombreux à être venus d'Allemagne. Ce sont des familles, avec enfants, qui se sont déplacées ; toues les classes d'âges sont représentées dans ce rassemblement. Sur les très nombreux calicots brandis par les manifestants on peut lire des message contre le nucléaire : "Mafia atomiste : overdose", Fessenheim : pas d'acharnement thérapeutique", "S'éclairer à la bombe nucléaire, est-ce bien raisonnable".
L'ambiance à Colmar ce matin et la conférence de presse des anti-nucléaires
Contrôles renforcés à la frontière
En marge de la manifestation antinucléaire, les contrôles d'identité ont été renforcés ce matin à la frontière franco-allemande, entre Breisach et Vogelgrun.
Côté allemand à 10h, une file de voitures de plusieurs centaines de mètres de longueur s'est formée progressivement. Il faut dire qu'en Allemagne, c'est jour de fête nationale et les Allemands sont nombreux à profiter de cette occasion pour venir en France, faire du shopping. Difficile de faire la part entre les militants anti-nucléaire et les visiteurs habituels au passage de la frontière. Sur ce sujet, lire l'article de Jean-François Ott demain dans les DNA, éditions de Colmar
11h45 : pour Sandrine Bélier, arrêter Fessenheim serait "un signal fort, un symbole"
Le collectif anti-nucléaire qui organise le rassemblement de Colmar pour réclamer la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim a tenu une conférence de presse ce matin, en présence de plusieurs élus Verts et d'Europe Ecologie.
Sandrine Bélier, parlementaire eurpéenne d'Europe Ecologie a considéré que le démantèlement de la centrale nucléaire de Fessenheim constituerait un "acte politique, un signal fort, un symbole". Plutôt que d'investir dans dix nouvelles années d'exploitation, elle suggère que ces ressources soient consacrées à des modes de production d'énergie alternatifs.
Jean-Jacques Rettig, du Comité pour la sauvegarde de Fessenheim et de la plaine du Rhin a une nouvelle fois exposé les arguments qui plaident selon lui pour une fermeture du site alsacien : sa situation sur une faille qui l'expose au risque sismique et sa vulnérabilité face à une attaque par missile.
Un membre du Bund allemand, Axel Mayer, s'est étonné de l'importance du dispositif policier, expliquant qu'il était plus important à Colmar que lors d'une manifestation identique à Berlin qui a pourtant rassemblé 50.000 personnes, sans générer d'incident.
Jacques Muller, sénateur du Haut-Rhin, membre des Verts, participait à cette conférence de presse.
11h30 : Des entrées de Colmar fermées à la circulation
Le service des routes du conseil Général du Haut-Rhin confirme dans un communiqué à 11h30 les fermetures suivantes en vue de la manifestation de Colmar qui doit se tenir à 14h, place de la Gare.
Entrée Est de Colmar via LA SEMM RD 415 fermée et déviée par la RD 418 Horbourg.
Sortie Sainte Croix En Plaine en direction de Colmar fermée sauf accès secours pour Hopital Schweitzer et déviée par A35
Entrée Sud de Colmar via RICO fermée et déviée par la RD 83, contournement Ouest de Colmar.
10h30 : centre ville bouclé et sous haute surveillance
A quelques heures du grand rassemblement anti-nucléaire qui doit se tenir en début d'après-midi place de la Gare, Colmar est plongée dans un grand silence et le centre ville est sous haute surveillance.
L'avenue de la République et les rues voisines sont bouclées et interdites à la circulation des voitures ; pour franchir le dispositif policier, assuré par les gendarmes et les CRS, il faut montrer patte blanche.
Seuls les piétons et les cyclistes accèdent dans le secteur de la place Rapp où l'on voit passer quelques joggeurs.
C'est le calme plat, les commerces du secteur sont fermés à part une pâtisserie de l'avenue de la République.
Place de la gare les premiers manifestants sont arrivés. La police montée patrouille.
Les "anti-nucléaire", qui attendent quelque 10.000 personnes, doivent tenir une conférence de presse à 11h.
> Retour à la liste des articles de presse