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05/10/2009 : France Soir
Les antinucléaires à Colmar


Plusieurs milliers de manifestants antinucléaires se sont rassemblés ce week-end à Colmar pour réclamer la fermeture de Fessenheim, la plus ancienne centrale nucléaire de France.

Unis autour de la cause antinucléaire, des milliers de manifestants ont répondu présent, samedi, à l’appel du réseau Sortir du nucléaire (SDN), qui regroupe 80 organisations et associations. Quelque 10.000 participants selon les organisateurs, 3.500 selon la préfecture, sont ainsi venus principalement de France, mais aussi de Suisse, d’Allemagne, d’Italie et d’Espagne, pour se rassembler devant la gare de Colmar (Haut-Rhin).

Ayant en ligne de mire la centrale nucléaire de Fessenheim, ils protestaient pour obtenir sa fermeture, tandis que le gouvernement souhaite, au contraire, prolonger son exploitation. En dépit des inquiétudes de la police, rien n’est venu perturber ce rassemblement. Une foule festive et bon enfant a déambulé sous un soleil radieux. On pouvait notamment lire sur les banderoles « Pas d’acharnement thérapeutique pour la plus vieille centrale de France ».
Prolonger Fessenheim de dix ans

Avec un sens aigu de la mise en scène, en milieu d’après-midi, les manifestants se sont allongés sur le sol, comme morts, pour attirer l’attention sur les conséquences que pourrait provoquer une catastrophe nucléaire. Le retentissement d’une sirène était également là pour rappeler le danger.

Craignant pourtant les débordements, les pouvoirs publics avaient placé la ville de Colmar dans un quasi-état de siège, à grand renfort de cars de CRS, de barrières anti-émeutes et d’hélicoptères. La préfecture s’est pourtant défendue de toute démesure, invoquant les risques de violence et la nécessité d’empêcher les manifestants d’approcher le centre-ville.

Le site de Fessenheim, doyen des centrales nucléaires françaises, a été mis en service au bord du Rhin en 1977. Pointé du doigt depuis trois ans par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), il doit subir ces jours-ci une visite de contrôle pour déterminer si ses deux réacteurs de 900 mégawatts sont aptes à fonctionner dix années de plus.

Laurence Valdés

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