07/10/2009 : AFP (Agence France Presse)
La préfecture détaille les moyens déployés samedi à ColmarMille deux cents policiers et gendarmes, dont 850 venus en renfort, ont "encadré" un rassemblement anti-nucléaire auquel ont participé, samedi à Colmar, entre 3.500 et 10.000 manifestants, a indiqué mercredi la préfecture du Haut-Rhin.
Une source à la mairie de Colmar avait fait état vendredi de 3.000 policiers et gendarmes mobilisés dans la perspective de la manifestation, pour laquelle le préfet du Haut-Rhin, Pierre-Henri Peyvel, avait refusé le même jour de chiffrer les forces de l'ordre qui seraient engagées.
La préfecture a précisé que les renforts étaient constitués de:
- onze unités mobiles (six escadrons de gendarmerie mobile et cinq compagnies républicaines de sécurité), dont dix unités en provenance de la zone de Défense Est (qui regroupe les régions Alsace, Bourgogne, Champagne-Ardenne, Franche-Comté et Lorraine, ndlr) et une unité de Rouen (zone de Défense Ouest)
- 135 fonctionnaires de la direction centrale de la Sécurité publique et de la préfecture de police (compagnies départementales d'intervention, brigades anti-criminalité et brigade équestre) basés à Paris et sa région.
"A cela s'ajoutent des moyens spécifiques", ajoute la préfecture en les détaillant : un hélicoptère de la gendarmerie nationale, un camion lanceur d'eau, six barre-ponts (barricades, ndlr) et un poseur de barre-pont.
Mardi, dans une lettre ouverte au préfet, au maire UMP de Colmar Gilbert Meyer et au secrétaire d'Etat à la Justice Jean-Marie Bockel, le réseau "Sortir du Nucléaire" (SDN), qui avait organisé la manifestation avec ses 840 organisations, s'était dit "choqué (...) par le dispositif policier et répressif absurdement disproportionné" déployé par les pouvoirs publics.
Le rassemblement organisé en faveur d'une fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin) s'était déroulé sans le moindre incident.
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